בס"ד


 
 
 

La fin de sa vie

La fin de sa vie

Rabbi Na’hman avait contracté la tuberculose trois années auparavant et pressentait que cette maladie l’emporterait prochainement. Douloureusement évoquée dans Yémé Moharanath, la fin de la vie de Rabbi Na’hman s’illustra cependant d’une note d’espoir : « N’ayez pas peur ! Sachez que je marche devant vous ! Si déjà je peux apporter réparation à des âmes qui ne m’ont pas connu, a fortiori vous, vous pouvez attendre de moi une grande aide… ».

Par ces paroles, s’exprime la promesse  de Rabbi Na’hman de nous guider ; pourvu que nous lui donnions notre cœur, il fera pour nous toutes les guerres !

Notre maître réfléchit sur le lieu où il souhaitait être enterré. Il aurait voulu reposer en Israël, mais en raison de la difficulté du voyage, il craignait de mourir en chemin. De plus, il craignait que personne ne vienne se recueillir sur sa tombe. Aussi, il fit part de son désir ardent d’être enterré dans l’ancien cimetière où reposent tous les hommes saints tués dans le massacre d’Ouman en 5528 (1788).

Rabbi Na’hman  parla longuement de l’importance de se recueillir sur sa tombe. Il répéta à plusieurs reprises qu’il souhaitait que l’on s’y rende pour y réciter des psaumes, des prières et des supplications et que l’on y étudie. Il assura qu’il en retirerait une immense satisfaction et qu’il sortirait même de l’enfer tous ceux qui viendraient s’y recueillir, y liraient le  Tikoune Haklali  et donneraient une pièce à la Tsédakah (charité) à sa mémoire !

Le dernier Rosh Hashana (5571) de sa vie, Rabbi Na’hman livra son ultime enseignement. Celui-ci est considéré comme un testament : « Tik’hou Tokha’ha » (Likouté Moharane Tanina 8) et parle, entre autres, du chant qui se dévoilera avec le renouvellement du monde. Il s’agit d’un chant qui sera simple, double, triple, quadruple. «  J’ai une mélodie que je chanterai à l’avenir et qui sera le Olam Haba (monde à venir) de tous les Tsadikim et ‘Hassidim. » Puis, Rabbi Na’hman demanda d’entonner une mélodie.

La réparation des âmes

Rabbi Na’hman avait révélé à Rabbi Nathan que la mort du Baal Shem Tov avait permis de réparer de nombreuses âmes. Il précisa alors qu’à Ouman, lui-même était entouré non pas de milliers, mais de myriades d’âmes que seule sa disparition pouvait amender! Il se tourna vers le mur en déclarant sacrifier sa vie pour Hashem. Il expliqua que son âme ne pouvait plus rester dans son corps, car il avait atteint un niveau si élevé qui l’obligeait à quitter ce monde.

Le dernier jour

Le mardi 18 Tishri 5571 (1810), à la tombée de la nuit, notre maître, source de lumières, rendit l’âme à son Créateur.

Il s’en alla dans la sérénité, la sainteté et dans la plus grande pureté,  tel un ange de Dieu...