בס"ד


 
 
 

Ouman

Ouman

Un soir de Shabath, Rosh ‘Hodesh Iyar (mai 1810), un incendie se déclara à Breslev, détruisant la majorité de la ville. Notre maître et sa famille réussirent à s’échapper, et  les ‘Hassidim sauvèrent tout ce qu’ils purent. Le 5 Iyar, Rabbi Na’hman partit pour Ouman.

Il confia qu’Ouman était un lieu imprégné d’une Kédousha (sainteté) particulière, du fait de la présence dans le cimetière de la ville des 24 000 victimes juives du massacre d’Ouman en Juin 1788.

Voici ce qu’écrit Rabbi Nathan à ce sujet : « Je serais incapable d’exprimer dans cette lettre tout ce que mon cœur ressent. En se rendant à Ouman et en me permettant de l’y accompagner, notre maître a œuvré pour de nombreux mondes et pour le mérite du peuple d’Israël sur plusieurs générations. En effet, il y a réparé des milliers et des myriades d’âmes détériorées et abîmées qui ne pouvaient être amendées que par sa disparition, comme il l’a souvent exprimé tant explicitement que par allusion. De plus, combien de bienfaits pour l’éternité cela a-t-il apporté à des générations ! Il avait révélé qu’il aiderait toujours quiconque se rendrait sur sa tombe et y lirait les dix psaumes de Théhilim du Tikoune Haklali… Et le voyage à Ouman était le début et la préparation de toutes ces réparations. »

Les philosophes d’Ouman (Maskilim)

A Ouman, notre maître s’attacha à rapprocher les Maskilim (philosophes juifs émancipés) avec qui il avait déjà tissé un lien en 5562 (1802), lorsqu’il s’était rendu dans la ville de Breslev. Il disait qu’ils provenaient des « rebuts  », mais qu’il distinguait parmi ces impies certains individus porteurs d’étincelles de sainteté non encore épurées. Il réussit à rapprocher du judaïsme les trois Maskilim connus de la ville : Moshé Landau, Hirsh Baer et ‘Haykel Horowitz. Il ne prononçait jamais de paroles de Thora devant eux, mais se conduisait de manière si noble que les Maskilim admiraient sa sagesse et son génie et s’annulaient complètement face à lui. Plus tard, ils déclarèrent que  si Rabbi Na’hman n’avait pas disparu si vite, ils seraient devenus des repentis accomplis.

Un homme simple

Devant ses ‘Hassidim, Rabbi Na’hman se qualifiait « d’homme simple », c’est-à-dire d’homme ordinaire se demandant même pourquoi tant de personnes se déplaçaient pour le consulter. Il expliqua que parfois, un véritable Tsadik peut être un homme simple, qui ne révèle pas sa Thora mais qui, par le biais de ses activités profanes, parvient à exprimer une Thora extraordinaire.